• I can really use a wish right now

     

    La peine que tu tentais vainement de transformer en rage. Tu te souviens de ses mains sur ton corps de ses lèvres, c'était interdit, c'était douloureux, t'avais l'impression de profiter de lui et peut-être qu'il profitait de toi aussi dans une mesure moindre. T'avais senti ton cœur implosé et tes poumons se remplirent de lui, de son odeur, de son air, t'avais senti que vous pourriez être heureux ensemble, inséparable, comme quand vous étiez petits. C'était de sa faute, il t'avait promis, promis que tu serais le seul, promis que tu serais l'élu, promis que vous auriez une famille ensemble et t'avais grandi avec ces croyances qui t'avaient montés la tête. T'étais perdu, ce n'était pas toi, ça ne serait jamais toi, pour personne, t'étais un monstre aux yeux de tous, même aux yeux des tiens. L’électricité qui passait dans tes doigts qui ne sauraient même pas suffisant pour faire repartir ton cœur en morceaux. T'étais éparpillé, t'avais des souvenirs, des goûts, des rires, des sourires, tu t'étais senti important pendant une demi-seconde, avant qu'il ne t'appelle par le mauvais prénom, et, pourtant, t'avais continué, prétendre que t'étais elle, t'étais bon qu'à ça, si ça pouvait te rendre un peu heureux, le rendre un peu heureux, c'était tout ce que tu voulais. C'était dur, ça avait été douloureux quand une toux t'avais pris aux tripes, les pétales tâchés de sang qui avait envahis ton organisme comme un virus que tu t'étais toi-même provoquer. Tu lui avais demandé, quand il était parti, s'il t'aimait, s'il voulait quelque chose avec toi, une réponse, c'était pour s'amuser, rien de sérieux, il voulait se changer les idées, tu n'étais pas important. Un mélange de sang et de sel qui avait dégouliné de ton corps, des fleurs qui t'avaient entourés, la douleur trop présente, trop dure a supportée, t'étais rien, un jouet, pas important. T'avais les souvenirs, quand t'étais le seul qui comptait à ses yeux, quand vous dormiez dans la grande maison familiale à discuter. Il était parti quand il avait vu la couleur de ses yeux, quand il avait vu la couleur de ses cheveux, quand il avait vu qu'elle était une fille. Toi, t'étais plus rien, seul, isolé, dans une bulle qu'il avait été construite autour de toi parce qu'il te disait qu'il t'aimait. Il ne t'aimait pas, t'étais rien, rien à côté d'une âme-sœur, rien à côté de ce qu'il ressentait pour elle. T'avais été heureux pour lui à l'époque, parce que tu te disais qu'il reviendrait vers toi, il n'était revenu que quand elle s'était suicidée, elle l'avait abandonnée, toi tu n'aurais jamais fait ça et il le savait, pourtant c'était elle, toujours elle, et il s'était enfuit, loin, il t'a arraché le cœur et l'a piétiné et tu ne pouvais rien dire. T'as rien dit avant que ton père te retrouve déchiré dans un coin de la maison, gamin qui pleurait toutes les larmes de son corps juste dans le but de s'endormir plus tard. T'avais tout essayer, tout, la douleur qui était encore présente, les fleurs qui étaient parties, du moins en apparence, t'avais moins mal, tu ne voulais plus rien ressentir, alors t'as préféré partir, il reviendrait un jour et tu ne pouvais pas l'encaisser, c'était une finalité dont tu ne voulais pas être le témoin, jamais. La douleur que tu partageais, des forums, des discussions avec des gens que tu ne connaissais pas, une personne qui essayait de t'aider réellement au lieu de se complaire dans une douleur qui n'était même plus sienne. T'avais pris tes affaires, ta voiture, laisser un mot en disant que tu partais, la drogue qui coulait encore dans tes veines, un miracle que tu n'ai pas eut d'accident sur la route, 11 états à traverser, deux jours de routes durant lesquelles tu ne t'étais pas nourrit, tu n'avais pas dormi, t'avais l'impression d'être un zombie, peut-être que c'était le cas, peut-être que au fond t'étais désespéré à l'idée de crever. Un sac, l'angoisse qui remonte un peu, le fait que tu ne te sois rien injecter aussi depuis une bonne journée qui jouait sur tes nerfs, t'avais mal, partout. Un bâtiment, quelqu'un qui te laisse rentrer, t'as pas une tête de toxico, t'avais jamais eut une tête de toxico. Tu ne savais même pas pourquoi t'étais là, tu voulais trouver un refuge peut-être, un endroit où tu ne souffrirais pas, où son absence ne te ferait plus rien, où tu arrêterais de penser à lui. Tout ton corps te brûle, mais ça t'amuse, te droguer, attendre la redescente, attendre le manque dans l'espoir qu'il te tue, c'était drôle, tordu, mais drôle, tu méritais de souffrir de toute façon, tu méritais de t'endormir et de ne jamais te réveiller, t'avais définitivement trop donner pour ne pas t'en aller rapidement. Les médicaments que t'ingères comme si c'était de la nourriture, nourriture que tu ne manges plus, trop de gras, il t'a dit que t'étais trop gros pour lui plaire de toute façon, qu'il avait eut du mal à te porter. Les messages que t'as reçus, les larmes que t'as versés. Le miroir dans lequel tu t'es regarder, la lame qui a déchiré la chaire, l'espoir d'être un peu plus comme il le voulait, l'espoir qu'il t'aime un peu plus si tu lui ressembles. Mais tu n'étais pas comme elle, t'avait pas les cheveux blonds et la peau claire, tu n'avais pas de poitrine ou de voix fluette, t'étais rien comparer à elle, tu ne serais jamais rien, même dans sa mort elle avait été parfaite, une héroïne de tragédie dans toute la splendeur, toi t'étais juste dans des profondeurs abyssales et t'en ressortirait sans doute jamais. L'immeuble, tu trouves l'étage, tu trouves la porte et tu toques, longtemps, même quand la porte s'ouvre t'as ce mouvement pour continuer cette litanie qui prend les tympans. La porte qui s'ouvre, un torse sur lesquels tes yeux se posent et t'as un froncement de sourcils, des muscles, tu n'attendais pas réellement à ça, tu ne sais pas comment tu l'imaginais, mais sans doute pas beau, c'était méchant de l'admettre. Une main qui attrape la tienne, un peu trop douce, qui te fait t'asseoir aussi, t'as l'impression que ta tête flotte, tu sens presque plus ton corps, tu ne sais pas ce que t'es censé lui dire, ce que tu devrais énoncer, pourquoi t'es là ? Pourquoi tu te présentes aux gens avec le deuxième prénom, peut-être parce que le premier te brûle les lèvres à force d'être prononcer par lui. Le prénom, comme une question, si c'était bien toi, t'acquiesces juste de la tête, parce que tu ne peux pas mentir, t'étais bien le crétin qui voulait mourir et qui s'affamait, qui comptait les calories pour vouloir juste paraître un peu plus beau aux yeux du gars qui t'avais brisé le cœur. Il a relevé ton visage, pour observer, pour savoir qui t'étais, pour examiner ce qui allait pas et t'avais envie de déchiré ta peau qui te brûlait comme si tu l'avais aspergée de napalm. Le sanglot qui passe la barrière de tes cordes vocales quand il caresse tes joues, quand il te demande comment ça va, tu ne serais pas là si ça allait et il le savait. Les blessures sur tes bras, ton ventre, aux endroits où tu piques pour te sentir un peu plus mort. Les sanglots, de plus en plus fort, tu te blottis contre lui quand il te prend dans ses bras, quand il caresse ton dos.


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