• Gamin perdu aux yeux éteints. De ceux qui se trouvent des boulots payer une misère pour survivre, de ceux qui sourit aux passants dans la rue pour les encouragés à vivre, à survivre, cherche à donner un peu de baume au cœur pendant que le sien saigne sur les routes et s'écorche à coup de macadam. Seul, gamin seul, il s'amuse avec sa solitude en lui chantant des chansons triste, parce qu'il est seul encore et toujours seul, désespérément seul, seul dans sa tête seul dans son corps, loup sans meute et enfant sans parents. Loup têtu, idée qui ne bougera pas de sa tête tant qu'elle ne sera pas testée, enfant débrouillard qui trouve de la nourriture où il peut, trouve des petits boulots là où il y a de la place, sourire contagieux qui illumine les jours les plus gris, le regard doux et apaisant, forme humaine qui cache le loup sous la carcasse, louveteau joueur qui doit s'amuser seul mordant dans ce qu'il trouve pour faire passer le temps, transformations totalement contrôlées et maîtrisées, cette forme reste la préférée de l'enfant quand il est triste, dans une incertitude désolante ou quand il se demande si la vie vaut encore la peine d'être vécue, défaitiste sur les bords comme s'il accueillait avec bienveillance la mort. Gosse enjoué qui s'amuse sur des musiques qui passent à la télé', qui se donne dans son travaille parce qu'il a besoin d'argent pour vivre mais qui garde toujours ce sourire. Aspect pourtant plus dur dans les rues qu'il traverse quand il ne regarde pas les gens, la peur de l'argent, la peur des vampires, la peur de choses qui sont considérés par lui comme un danger, simple bijou lui provoquant des frissons odeur du sang qui lui donne envie de se transformer et de se réfugié. Lux qui reste loin des ennuies, qui se remémore la bataille d'une nuit, qui veut oublier, qui se roule en boule réconforter par sa respiration plus puissante, lumière trop faible pour briller encore longtemps.


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    Il a cette expression farouche Luka, l'air d'un lion qui pourrait te bouffer tout cru. Luka il a l'âme un peu trop légère et l'esprit remplit de plomb. Pour Luka la famille c'est que des pions, ils se baladent sur un échiquier sans décidés de leurs destins. Luka il a envie de gueuler sur tous les toits qu'il est libre et qu'il vous emmerde, il retient son doigt d'honneur dans un coin sombre d'une ruelle puant la pisse. Luka il s'en branle des "t'as besoin d'aide", lui il a besoin de personne. Luka il grimpe sur les immeubles et hurle qu'il est libre alors que c'est qu'une illusion, personne n'est libre. Luka il sait que la vie finira par le rattraper mais il profite du temps qu'il lui reste pour aller en soirée. Luka il se laisse enivré par la chaleur des corps, il est pur, puceau, mais il ressent la musique les pas de danses qui s'emmêlent. Luke il panique au moindre bruit suspect, il prend la mouche trop vite et c'est lui qui se retrouve avec la peau couleur du ciel. Luka il dit pas quand il a peur parce que la peur c'est pour les faibles et pour vivants, lui il est fort et déjà mort de toutes façons. Luka il mord, il embrasse, il se lasse, il s'enfuit, il est la pensée qui fait avoir des insomnies. Luka c'est un trop beau rêve qui se transforme en cauchemar, suis-le il te fuit, si tu l'attrapes il te frappe, aussi facile qu'un gamin à qui on vole sa sucette. Trop hautain ou pas assez, jamais dans le juste milieu, il est bancale chelou et paradoxale. Luka il aime la rue et la rue le déteste, il peint sur les murs des messages pour les politiques corrompus et les clients des prostitués qui suent des billets de cent, de sang. Luka il a les yeux trop bleus et le visage trop enfantin, il blâme les autres et il s'en sort bien. Luka il rage, outrage, il fourrage les cheveux de l'homme qu'il aime et il se casse dans un baiser trop léger. Luka il frustre et il prétend être de la haute quand son regard croise un lustre. Luka gosse sauvage à l'apparence trop sage, il fume et recrache sans toussé pourtant, les cernes bleutées d'une innocence ravagée, faut pas trop lui en demander à Luka, il est écroulé. Ce con il est seul même le karma veut pas de lui, il blesse, fait prétendre qu'il a quelques degrés de sagesse dans le sang, foutaise il ne reste que des morceaux de rêve. Luka c'est une voix de gosse qui a pas ou peu muet, il s'en fout ça lui permet de chanter. La mentalité comme un flou artistique, il invente ses propres pas de danse. Luka il regarde le soleil se couché et se levé presque sans fermer les yeux de la journée, il s'incruste dans les squats et dans les lits, Luka il emmerde les gens il dort là où il peut et là où il veut. Luka il caresse les clavicules et les torses il sort les crocs, gamin, chaton trop grand ou encore trop petit. Les saisons qui changent et les griffes qui percent la peau de ceux qui le rattrape quand il tombe parce qu'il crève de faim en plein hiver corps presque bouffé par la neige et le gel. Luka il vole les clopes et les cœurs, il s'amuse avec le briquet il regarde ailleurs quand il saigne du nez. Luka il vole dans les poches et fait ce geste avec ses yeux, Luka il rend fou furieux les esprits malheureux qu'il manipule comme il veut. Luka il s'envole, il dessine les constellations, tu vois dans ses yeux qu'il en peut plus d'être sur cette planète et pourtant qu'il ne veut pas la quitté, les yeux burgundy d'avoir trop pleuré et trop veillé il attend d'atteindre le sommet. Luka si tu l'attrapes tu ne veux plus le lâché, t'as trop envie de t'en amouraché, amour arraché.  


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    Strawberry lips, raspberry tongue, blueberry eyes and blackberry soul. You were made of berries, ones that tasted sweetest in the summer. I kept trying to keep summer alive, but when I finally saw the pristine snow silently covering my driveway, I realized that summer was gone. So were you.


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  • J'ai pas la tête sur les épaules. J'crois que j'ai jamais eu la tête autre part que dans le ciel. J'ai jamais eu la tête autre part que dans mes rêves. J'sais que j'me berce d'utopie infantile, je sais que je devrais être plus grande, avoir plus les pieds sur terre. C'est toujours ce qu'on me dit ça, "t'as les pieds sur terre, c'est cool." Si seulement tu savais mon gars. Moi j'ai le corps qui s'accroche au sol parce qu'il est trop lourd, sinon ma tête elle est vide et y'a mon âme qui essaie de toucher les étoiles. Moi j'aime regarder le coucher du soleil, j'aime rester sous la pluie et penser, j'aime être sous l'eau chaude et avoir l'impression d'être dans mon lit. J'aime les yeux éteints, les yeux illuminés. Pour moi, y'a que peu de personnes qui ont cet éclat dans les yeux, y'a un éclat que j'ai pas l'impression d'avoir, un éclat qui coule dans le sang de toutes les personnes que j'aime. Moi j'aime la musique, j'aime pleurer sur des paroles et sur les pensées d'un gamin qui est en pleine crise identitaire. Moi j'aime mordre, j'aime regarder les immeubles vides et me dire que j'veux juste y entrer et me poser. J'aime les larmes qui coulent sur mes joues, j'ai pas l'impression d'être aussi jolie quand je souris que quand je pleure. J'ai l'impression que ma beauté passe par ma tristesse, qu'on aime me blesser même sans y penser juste parce c'est beau les lèvres qui tremblent et les yeux qui se remplissent de larmes. J'pense qu'on m'aime et qu'on me déteste, même mes amis me détestes, enfin, ils le disent, moi j'ai juste l'impression d'être toute seule et qu'une nuit qui passera ouvrira mes yeux sur une autre vie, mais non, les actions ont des conséquences et mes larmes tâches mes joues de sillons rouges. J'aime les sirènes, les animaux imaginaires, moi j'aime les rêves et la passion, j'aime croire en l’impossible, j'aime redescendre sur terre aussi parfois, j'aime dire à quelqu'un que je le déteste juste par ce que c'est le cas, mais aussi j'arrive pas à dire à quelqu'un que je l'aime parce que j'ai peur d'avoir mal. Et puis, tant pis, moi j'ai toujours mal au fond, y'a toujours un truc qui me fait redescendre, j'peux pas me sentir heureuse plus d'une minute parce que moi aussi j'me déteste, j'suis comme toi, j'peux pas me supporter, même si j'essaie d'être plus jolie j'y arrive pas, et j'veux changer mais j'ai peur du changement, j'veux perdre du poids et en même temps j'veux pas qu'on me dise que j'suis belle plus souvent juste tout ça. J'ai l'impression d'être laide dans les yeux de ma famille, j'ai l'impression qu'on m'aime juste par obligation et ça fait perlé les larmes sur mes joues. J'aime le soleil, j'aime le vent froid sur ma peau, j'aime mes bleus et mes imperfections, j'aime les blessures que je me fait quand je m'en rend pas compte. J'aime beaucoup de choses, j'aime les gens mais je les détestes aussi, parfois je les observes et je vois un nouveau visage. Je vois pas ce visage là, pas le visage que tout le monde d'autres vois, moi je vois ce visage qu'on n'observe bien que lorsqu'on observe bien une personne. Souvent, ça arrive comme ça d'un coup, je me rend pas compte mais une personne peut en devenir une autre si on l'observe vraiment, si on regarde les traits de plus près c'est différent de ce qu'on avait vu avant. Moi j'aime les gens et je les détestes aussi, parce qu'ils font mal et ils brisent des cœurs, j'aime pas les gens parce qu'ils parlent fort et grillent des feux rouges alors que toi tu commences à marcher. J'aime pas les gens parce qu'ils murmurent et qu'ils sont stupides. moi aussi parfois j'fais partie des gens et je juge, moi aussi parfois je suis une enflure et, tout de suite après je m'en veux. Moi j'aime les chansons inspirantes parce que ça m'aide à écrire même si c'est pas toujours facile. J'aime avoir un nouveau message même s'il est pas prévu et qu'il peut agacé. J'aime qu'on regarde mon tumblr et qu'on me dise qu'on me pensait pas comme ça, pas aussi triste, pas aussi heureuse, pas aussi nuancée. J'ai l'impression que si, moi, on m'observait bien, on me dirait que je suis laide et pas qu'au premier regard. J'ai beau aimé la symétrie de mes yeux, la couleur de mes lèvres, mon nez en trompette, j'ai du mal à me dire que je vois le vrai. Moi, j'aime pas quand on me dit "non", c'est comme ça, souvent je force, j'insiste jusqu'à ce qu'on me cède et souvent ça m'a fait du bien mais ça m'a aussi brisé le coeur comme on brise un baiser d'adolescent. J'me pense pas forte, j'me dit juste qu'à chaque fois qu'un vase se casse je remplis les trous avec autre chose. J'arrive pas à pleurer devant quelqu'un d'autre, j'arrive pas à pleurer toi par exemple. Y'a parfois des mots que je déteste, des mots qui me font me crispé, y'a des gestes qui me font reculés. j'aime les mots doux et les mains se tenant mais je déteste me dire que tu pourrais aussi avoir honte de moi à un moment, du coup je relâche. Tu m'demandais pourquoi je pleurais, c'est comme quand j'te demande pourquoi tu te sens mal, pourquoi tu fais semblant de rien alors que moi je vois tout. J'sais pas pourquoi je pleure, ou bien je le sais mais j'arrive pas à la dire. Y'a des mots qui blessent, des rejets qui crèvent le corps et en écrivant j'ai les larmes qui coulent. J'me sent pathétique, j'me suis toujours trouvée pathétique. J'suis pas forte, j'suis pas belle, j'suis même pas une belle personne. Moi j'ai pas l'eau qui coule parfaitement le long de ma mâchoire, moi les larmes glissent dans le creux de mon nez et dans le plissement hideux de mes lèvres. Moi, j'me disait que l'amour c'était pas pour moi, j'me dis que j'ai raison, parce que j'arrive pas à différencier les amours, je sais même pas ce que je ressens et je veux pas savoir. Je sais juste qu'il faut retrouver ce que j'ai écrit pour comprendre. J'ai mal à l'âme, même si normalement elle n'existe pas, j'ai mal au cœur mais subjectivement, tu peux pas avoir mal au cœur sauf si les battements deviennent irrégulier, je sais pas quels effets ont les sentiments sur le corps mais j'aime pas ça non plus. J'aime pas quand ma voix se casse au téléphone pendant que je parle, j'aime pas quand je sais que les larmes vont couler et que j'arrive pas à les empêchés de partir, j'arrive pas à dire "je t'aime" juste parce qu'on me l'a jamais dit. T'as dit, "j'ai l'impression que mes amis m'aimes pas" mais quand moi j'te dis que je t'aime tu penses pas à ce genre d'amour-là. J'arrive même plus à te cerner, j'arrive pas non plus à me cerner toute seule pour être honnête, mais le sel brûle les joues et les yeux se plissent comme sous la lumière de jour. J'aime le Québec juste parce que toi tu l'aimes je pense et aussi parce qu'il fait froid et qu'il neige. La neige me manque parce que j'avais l'impression que le monde devenait plus pur à son contacte, c'était juste une impression parce que j'vois toujours du sang qui émerge du sol même quand j'le veut pas. On me dit que j'suis défoncée, j'sais pas pourquoi, ou bien j'le sais mais si j'le sais toi aussi. J'sais pas, j'ai l'impression que ça me fait du bien d'écrire le soir parce que je déverse toutes mes émotions d'un coup dans un écrit qui tout le monde va lire, parce que je suis comme ça, je vais demander à tout le monde ce qu'il en pense et si je devrais l'envoyer, parce que je sais ce que j'aime et ce que j'aime pas, mais je sais pas pourquoi je pleure au moins une fois par mois. J'pleure pas vraiment une fois par mois, j'pleure plutôt une fois par semaine et c'est toujours la même eau salée qui coule et qui brûle le coeur. J'ai aucune idée de pourquoi j'écris, sans doute parce qu'on m'a dit de le faire parce que j'arrive pas à extérioriser mes sentiments verbalement, comme toi t'y arrives pas, on a l'impression que personne va lire quand on écrit, moi j'me dit que si j'ai la force de me relire ça sera déjà un grand exploit, mais je le ferais pas, parce que j'ai peur de me découvrir moi-même en relisant tout ça. j'suis désolée. 


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  • « Fais-moi l’amour sur du Pink Floyd... » Larmes, lames, hurlements, douleurs, rires. Carmin qui caresse la peau, flots comme des battements de cœurs. Irréguliers battements à en faire vriller les tympans.  Psychique, douleur, horreur, prince pure qui se tâche de sang. Il prêche, supplie, une dose, une seule. Regards apaisants, brisés, fragiles, torturés, des âmes qui passent, tristes, bougent, jouissent, partent. Clope au bec, l'attrait de la jeunesse, élasticité vulgaire d'une peau beaucoup trop touchée. Irrespect dans les yeux, troublantes canailles aux yeux trop durs. Lion entravé, écartelé, sourire de putain et courbe outrageuse, le cul que l'on touche, l'âme que l'on brise, le cœur trop dur et l'espoir qui s'échappe des entailles aux bras. Saignement à blanc, sevrage alarmant d'une addiction pleine de démence. Démons qui se baignent dans les rives que creusent les reins, dans les sillons des larmes bordés de cernes bleuissantes. Gosse bien propre sur lui qui disparaît à la tombé de la nuit, fugue de l'âme, abandon du cœur, et la drogue qui stagne dans les veines, cours dans le sang, fait brillé les pupilles et ralentir le myocarde. Insolence aux creux des lèvres, vulgarités des mots et des gestes, bon qu'à être pris ou à prendre, comme une pute qui s'écroule sur le pavé beaucoup trop bourrée pour faire son taf, les gestes flous et la jouissance en option. Et le sang coule, réputé pour la violence, le sang coule, tâche, brunis le lit, les draps, le matelas, rire hypocrite d'un ado qui se vend comme on vendrait son sang, illégalement. Et les dégoûts sont crus, visibles, une fois, deux fois, addiction malsaines, poisons dans tes crocs et tes veines. Façade innocente qui se brise en une phrase, un mot, une demande. Mouvements de reins, lumières aveuglantes, musique à en écraser les tympans, gamin qui danse, chauffe, s'amuse, souris, assume, alcool drogue et insolence dans les veines. Déçu qu'est le porc quand la requête est rejeter, refusé, clairement. Il choisit, despote, jeunesse, beauté, charme, charisme, argent. Les appels, téléphone rose et le rire s'étouffe entre des simulations de plaisirs, les muscles douloureux, bleus, violences. Agonie du gamin qui sommeil, qui tente d'exister à travers des idées, des illusions. Poupon trop grand qui laisse la lame glisser sur la peau, qui s'écroule dans le lit dans un effort vain, enfant qui se laisse crever entre le liquide carmin et le foutre collant. Fer qui glisse, laisse une marque, ventre, côtes, cuisses, cou, fluide qui purge, fait rire, rouge qui fini dans un bain beaucoup trop froid, souvenir d'un gosse pratiquement noyé dans l'eau glacée. Et ils admirent les cons, les marques, les frasques, les mots brisés et la clope qui brûle les doigts, la douleur qui réveil, fait du bien, fait sentir vivant, souffrance qui charme et attire, souffrance que l'on a envie de baiser, gamin qu'on veut brisé encore plus lui faire bouffer son joint et ses yeux dans l'ciel, lui faire avaler les simulations de plaisirs et de désirs alors que c'est le vide, ne rien ressentir, plus rien, néant.


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