• so used to the coldness

    Un coup. « Regarde-moi. » Deuxième. Vue qui se trouble, envie de vomir. « Putain Lux regarde-moi ! » Flou artistique, angoissant, noirceur particulière et malaisante. Rouge sur le blanc, coton imbibé, goût de fer. Poigne. Forte. Trop, autour du cou, bloquant la respiration, presque libération, rougeur des joues. « Tu m’y obliges amour. » Amour, le cœur qui se brise prêt à la crémation, le sang qui s’écoule, marbre contre le dos, lame qui glisse, jugulaire, clavicules, lèvres. Perles qui coulent, lèchent le sang, la mort en gouttes. « Est-ce que je devrais m’excuser ? » Rieur, yeux fous, délire de drogue, peur de crever bouffer par les vers. « Où est-ce que t’as mis la came petit con ! » Respiration hachée douloureuse, bleu qui se forme, marque de strangulation apposée sur la peau, supplice futur, douleur malsaine. Les lèvres qui essaient de réparés, douceur préparée, manœuvrée, ne plus ressentir la douleur, plus jamais. « T’y as pas touché n’est-ce pas mon ange ?  » Envie de vomir, griffure de la lame d’un couteau sur le ventre, bras, hanche.  Larmes, la voix qui s’élève, s’énerve, frappe encore, le corps qui se tend, qui se crispe, dégoutant qui s’installe, possession d’un corps qui n’appartient plus, n’appartiendras plus jamais. « Tu sais ce que tu mérites non ? » Garrot, seringue sortie de son paquet, ne pas risquer, il tient à toi, il pense tenir à toi, signe d’amour quand la drogue s’insinue, douleur du corps quand les effets seront passé. Soit sage Lux, calme toi Lux, ne bouge pas Lux. Morphine qui endort. Fait semblant Lux, ne hurle pas Lux, de toutes façons tu ne sens plus rien n’est-ce pas ?  La nuit à pleurer, corps tremblant, luttant pour ne pas reprendre une dose, douleur physique et mental, ne pas réagir, ne pas bouger, ne pas regarder. « Je t’aime. » Hurlement et la fin, le corps étranger qui enlace, se prélasse, caresse. Il serait tant non ? Plus jamais, va te faire foutre, casse toi. Parce que dans les nuits sombres, il y a plusieurs corps, plusieurs hommes, plusieurs mecs, des dizaines, orgie de médoc. Tromperie à peine subtile, odeur des autres tandis que l’enfant à a peine le droit de toucher un autre. Gamin d’un autre pays, brisé dans les deux, perdu entre deux mondes. Plus personne. Seul. Regard éteint et teint gris. La tête baissée dans la rue, la dépression qui colle à la peau, les traces de piqûres de scarification, traces de violences domestiques. T’aimerais gueuler, « Aidez-moi ! » tu ne peux pas, t’en crèverais à coup sûr.


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  • Commentaires

    1
    Mardi 27 Décembre 2016 à 19:52

    C'est un texte très poignant ! Les sonorités sont tellement bien utilisées, ça m'a fait penser à un poème ^-^ un dure poème pour sûr, la même dureté qui s'abat sur Lux, j'ai ressentis sa souffrance, pour le peu que je puisse comprendre. Le travail d'écriture est surprenant, bravo !

      • Mardi 27 Décembre 2016 à 23:32

        Merci beaucoup Utarei c'est un commentaire qui m'a énormément fait plaisir :3 Passe de bonnes fêtes !

      • Mercredi 28 Décembre 2016 à 11:43

        Merci, toi aussi :) !!

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