• Spleen.

    Psyché délirante, les ombres dansent au mur et les diables font brûler ton corps dans un feu de joie. Innocence perdu, venin perlant au bout d'une aiguille,serpent aux yeux perçants qui dévisage le petit prince. Et c'est comme s'il était coincé dans une cage, enfant trop précieux pour être relâché, trop fougueux pour être attaché. Il s'écartèle les ailes à force de frapper contre les barreaux de sa cage d'argent. Odeur de sang, rouge vermeille comme une fleur trop vieille qui passa sa vie sous un globe de verre. Tremblements d'un corps trop pâle, larmes salées, enfant grandit trop vite, esprit bloqué, physique parfait. Alchimie parfaite,douceur et cruauté dans un seul être, le serpent contemple son oeuvre, il tend la main et la passe sur le gosier du petit prince, trop blond, trop pâle, paroles acérés comme des morceaux de miroir. Perles translucides et menton qui tremble, réaction commune à l'angoisse ambiante, il ne sait pas, ne sait plus, ne voudrait pas savoir pas même pour tout l'or du monde. Collier retiré, entraves détachées, c'est une liberté conditionnel qui lui est offerte. Cerveau d'un enfant qui oublie trop rapidement, la rancœur, l'amertume, le désespoir, bien loin quand vient la lumière du soir. Des mains, des mains et d'autres mains encore, une qui se tend après tant de temps, espoir futile qui agite les méninges graciles. Utopie qui s'effondre quand il voit la tristesse de ce monde. Un enfant s'égratigne la jambe et il le berce jusqu'à ce que les larmes deviennent cendres, souvenirs qu'il oubli, regardant les hommes, regardant les autres, quelques pièces d'or pour un avenir autre, une changement, un bâillement, un soupir et de l'argent. 


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  • Commentaires

    1
    Lundi 14 Novembre 2016 à 10:45

    Encore une fois, j'aime beaucoup. Que dire de plus ?

      • Mardi 15 Novembre 2016 à 13:52

        merci beaucoup :3

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