• Textes

  • J'ai pas la tête sur les épaules. J'crois que j'ai jamais eu la tête autre part que dans le ciel. J'ai jamais eu la tête autre part que dans mes rêves. J'sais que j'me berce d'utopie infantile, je sais que je devrais être plus grande, avoir plus les pieds sur terre. C'est toujours ce qu'on me dit ça, "t'as les pieds sur terre, c'est cool." Si seulement tu savais mon gars. Moi j'ai le corps qui s'accroche au sol parce qu'il est trop lourd, sinon ma tête elle est vide et y'a mon âme qui essaie de toucher les étoiles. Moi j'aime regarder le coucher du soleil, j'aime rester sous la pluie et penser, j'aime être sous l'eau chaude et avoir l'impression d'être dans mon lit. J'aime les yeux éteints, les yeux illuminés. Pour moi, y'a que peu de personnes qui ont cet éclat dans les yeux, y'a un éclat que j'ai pas l'impression d'avoir, un éclat qui coule dans le sang de toutes les personnes que j'aime. Moi j'aime la musique, j'aime pleurer sur des paroles et sur les pensées d'un gamin qui est en pleine crise identitaire. Moi j'aime mordre, j'aime regarder les immeubles vides et me dire que j'veux juste y entrer et me poser. J'aime les larmes qui coulent sur mes joues, j'ai pas l'impression d'être aussi jolie quand je souris que quand je pleure. J'ai l'impression que ma beauté passe par ma tristesse, qu'on aime me blesser même sans y penser juste parce c'est beau les lèvres qui tremblent et les yeux qui se remplissent de larmes. J'pense qu'on m'aime et qu'on me déteste, même mes amis me détestes, enfin, ils le disent, moi j'ai juste l'impression d'être toute seule et qu'une nuit qui passera ouvrira mes yeux sur une autre vie, mais non, les actions ont des conséquences et mes larmes tâches mes joues de sillons rouges. J'aime les sirènes, les animaux imaginaires, moi j'aime les rêves et la passion, j'aime croire en l’impossible, j'aime redescendre sur terre aussi parfois, j'aime dire à quelqu'un que je le déteste juste par ce que c'est le cas, mais aussi j'arrive pas à dire à quelqu'un que je l'aime parce que j'ai peur d'avoir mal. Et puis, tant pis, moi j'ai toujours mal au fond, y'a toujours un truc qui me fait redescendre, j'peux pas me sentir heureuse plus d'une minute parce que moi aussi j'me déteste, j'suis comme toi, j'peux pas me supporter, même si j'essaie d'être plus jolie j'y arrive pas, et j'veux changer mais j'ai peur du changement, j'veux perdre du poids et en même temps j'veux pas qu'on me dise que j'suis belle plus souvent juste tout ça. J'ai l'impression d'être laide dans les yeux de ma famille, j'ai l'impression qu'on m'aime juste par obligation et ça fait perlé les larmes sur mes joues. J'aime le soleil, j'aime le vent froid sur ma peau, j'aime mes bleus et mes imperfections, j'aime les blessures que je me fait quand je m'en rend pas compte. J'aime beaucoup de choses, j'aime les gens mais je les détestes aussi, parfois je les observes et je vois un nouveau visage. Je vois pas ce visage là, pas le visage que tout le monde d'autres vois, moi je vois ce visage qu'on n'observe bien que lorsqu'on observe bien une personne. Souvent, ça arrive comme ça d'un coup, je me rend pas compte mais une personne peut en devenir une autre si on l'observe vraiment, si on regarde les traits de plus près c'est différent de ce qu'on avait vu avant. Moi j'aime les gens et je les détestes aussi, parce qu'ils font mal et ils brisent des cœurs, j'aime pas les gens parce qu'ils parlent fort et grillent des feux rouges alors que toi tu commences à marcher. J'aime pas les gens parce qu'ils murmurent et qu'ils sont stupides. moi aussi parfois j'fais partie des gens et je juge, moi aussi parfois je suis une enflure et, tout de suite après je m'en veux. Moi j'aime les chansons inspirantes parce que ça m'aide à écrire même si c'est pas toujours facile. J'aime avoir un nouveau message même s'il est pas prévu et qu'il peut agacé. J'aime qu'on regarde mon tumblr et qu'on me dise qu'on me pensait pas comme ça, pas aussi triste, pas aussi heureuse, pas aussi nuancée. J'ai l'impression que si, moi, on m'observait bien, on me dirait que je suis laide et pas qu'au premier regard. J'ai beau aimé la symétrie de mes yeux, la couleur de mes lèvres, mon nez en trompette, j'ai du mal à me dire que je vois le vrai. Moi, j'aime pas quand on me dit "non", c'est comme ça, souvent je force, j'insiste jusqu'à ce qu'on me cède et souvent ça m'a fait du bien mais ça m'a aussi brisé le coeur comme on brise un baiser d'adolescent. J'me pense pas forte, j'me dit juste qu'à chaque fois qu'un vase se casse je remplis les trous avec autre chose. J'arrive pas à pleurer devant quelqu'un d'autre, j'arrive pas à pleurer toi par exemple. Y'a parfois des mots que je déteste, des mots qui me font me crispé, y'a des gestes qui me font reculés. j'aime les mots doux et les mains se tenant mais je déteste me dire que tu pourrais aussi avoir honte de moi à un moment, du coup je relâche. Tu m'demandais pourquoi je pleurais, c'est comme quand j'te demande pourquoi tu te sens mal, pourquoi tu fais semblant de rien alors que moi je vois tout. J'sais pas pourquoi je pleure, ou bien je le sais mais j'arrive pas à la dire. Y'a des mots qui blessent, des rejets qui crèvent le corps et en écrivant j'ai les larmes qui coulent. J'me sent pathétique, j'me suis toujours trouvée pathétique. J'suis pas forte, j'suis pas belle, j'suis même pas une belle personne. Moi j'ai pas l'eau qui coule parfaitement le long de ma mâchoire, moi les larmes glissent dans le creux de mon nez et dans le plissement hideux de mes lèvres. Moi, j'me disait que l'amour c'était pas pour moi, j'me dis que j'ai raison, parce que j'arrive pas à différencier les amours, je sais même pas ce que je ressens et je veux pas savoir. Je sais juste qu'il faut retrouver ce que j'ai écrit pour comprendre. J'ai mal à l'âme, même si normalement elle n'existe pas, j'ai mal au cœur mais subjectivement, tu peux pas avoir mal au cœur sauf si les battements deviennent irrégulier, je sais pas quels effets ont les sentiments sur le corps mais j'aime pas ça non plus. J'aime pas quand ma voix se casse au téléphone pendant que je parle, j'aime pas quand je sais que les larmes vont couler et que j'arrive pas à les empêchés de partir, j'arrive pas à dire "je t'aime" juste parce qu'on me l'a jamais dit. T'as dit, "j'ai l'impression que mes amis m'aimes pas" mais quand moi j'te dis que je t'aime tu penses pas à ce genre d'amour-là. J'arrive même plus à te cerner, j'arrive pas non plus à me cerner toute seule pour être honnête, mais le sel brûle les joues et les yeux se plissent comme sous la lumière de jour. J'aime le Québec juste parce que toi tu l'aimes je pense et aussi parce qu'il fait froid et qu'il neige. La neige me manque parce que j'avais l'impression que le monde devenait plus pur à son contacte, c'était juste une impression parce que j'vois toujours du sang qui émerge du sol même quand j'le veut pas. On me dit que j'suis défoncée, j'sais pas pourquoi, ou bien j'le sais mais si j'le sais toi aussi. J'sais pas, j'ai l'impression que ça me fait du bien d'écrire le soir parce que je déverse toutes mes émotions d'un coup dans un écrit qui tout le monde va lire, parce que je suis comme ça, je vais demander à tout le monde ce qu'il en pense et si je devrais l'envoyer, parce que je sais ce que j'aime et ce que j'aime pas, mais je sais pas pourquoi je pleure au moins une fois par mois. J'pleure pas vraiment une fois par mois, j'pleure plutôt une fois par semaine et c'est toujours la même eau salée qui coule et qui brûle le coeur. J'ai aucune idée de pourquoi j'écris, sans doute parce qu'on m'a dit de le faire parce que j'arrive pas à extérioriser mes sentiments verbalement, comme toi t'y arrives pas, on a l'impression que personne va lire quand on écrit, moi j'me dit que si j'ai la force de me relire ça sera déjà un grand exploit, mais je le ferais pas, parce que j'ai peur de me découvrir moi-même en relisant tout ça. j'suis désolée. 


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  • Il court, il court à en perdre haleine, sa main est tenue, elle est tenu par ce mec qu’il vient de rencontrer, il n’arrive pas à s’y faire, il n’arrive pas à comprendre, pourquoi est-il là ? Un vol ? Un assassinat ? C’est pour ça que les gens se retrouvent à cet endroit normalement. Ici, c’est les crevasses et les combats de chiens qui font la loi, c’est du jaune et de l’orange qui domine le monde. Le sable, les trous, les maisons délabrés et les gens qui meurent doucement de la faim et de la soif, c’est un endroit pourrit, alors, pour survivre, il faut courir, il faut voler dans les camions et les hélicoptères que ceux d’en haut envoie pour le trop plein de monde qui se trouve en bas. Le soleil est devenu inconnu, ce sont des lampes qui éclairent cette ville d’un éclat trop brillant, c’est le noir complet qui vient quand les lumières s’éteignent. Le ciel ? Ca fait longtemps qu’il ne l’a plus vu, ça fait longtemps que les nuages sont devenus des rêves d’enfants, parce qu’il ne pleut pas, parce que ceux d’en haut, les « pures » vivent comme les humains d’avant la nouvelle politique, parce que ce sont des êtres qui n’ont jamais commis aucun pêché, ceux d’en bas, ce sont les rats, les parias, les voleurs et les tueurs.


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  • Psyché délirante, les ombres dansent au mur et les diables font brûler ton corps dans un feu de joie. Innocence perdu, venin perlant au bout d'une aiguille,serpent aux yeux perçants qui dévisage le petit prince. Et c'est comme s'il était coincé dans une cage, enfant trop précieux pour être relâché, trop fougueux pour être attaché. Il s'écartèle les ailes à force de frapper contre les barreaux de sa cage d'argent. Odeur de sang, rouge vermeille comme une fleur trop vieille qui passa sa vie sous un globe de verre. Tremblements d'un corps trop pâle, larmes salées, enfant grandit trop vite, esprit bloqué, physique parfait. Alchimie parfaite,douceur et cruauté dans un seul être, le serpent contemple son oeuvre, il tend la main et la passe sur le gosier du petit prince, trop blond, trop pâle, paroles acérés comme des morceaux de miroir. Perles translucides et menton qui tremble, réaction commune à l'angoisse ambiante, il ne sait pas, ne sait plus, ne voudrait pas savoir pas même pour tout l'or du monde. Collier retiré, entraves détachées, c'est une liberté conditionnel qui lui est offerte. Cerveau d'un enfant qui oublie trop rapidement, la rancœur, l'amertume, le désespoir, bien loin quand vient la lumière du soir. Des mains, des mains et d'autres mains encore, une qui se tend après tant de temps, espoir futile qui agite les méninges graciles. Utopie qui s'effondre quand il voit la tristesse de ce monde. Un enfant s'égratigne la jambe et il le berce jusqu'à ce que les larmes deviennent cendres, souvenirs qu'il oubli, regardant les hommes, regardant les autres, quelques pièces d'or pour un avenir autre, une changement, un bâillement, un soupir et de l'argent. 


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    Il est là, regardant le marbre de cette salle de bain luxueuse avec des yeux envieux. Il a toujours été de ceux qui se font invités, de ceux qui se saignent en bossant, de ceux qui laissent la sueur glisser sur leurs fronts. Il soupir, clignant rapidement des yeux, il essaie peut-être d’éloigner les fantômes du passé, les illusions qui emprisonnent son esprit déjà trop troublé, trop dégommer par un passé qui le hantera sans doute longtemps. Derrière lui, son client grogne, animalement, comme le porc qu’il est. Homme de vertu, c’est ce qu’on penserait en voyant Achille en premier lieu, il n’est pourtant pas ce demi-dieu, il n’est pas l’amant de Patrocle, il n’est rien du tout à vrai dire, il ne croit pas être important. Le sang dégouline maladroitement de sa lèvre inférieure, les bleus des suçons glissent sur sa peau, c’est pourtant interdit dans son métier, accepter les traces, accepter les maltraitances physiques, il doit dominer et ne pas être dominé, c’est ce qui était demander, être toujours plus fort que les autres, être toujours plus. Les muscles d’Achille se dessinent sous le t-shirt qu’il vient d’enfiler, t-shirt qui s’envole ensuite dans la pièce, témoin de la décadente luxure qui prend place dans la chambre. Il soupire, il est enivré, il est payé, tout va bien, son cœur bat plus lentement, l’odeur de cigarette emplie cette chambre d’hôtel. Il se revoit, Achille, jeune, innocent, perdu dans son monde un peu trop idéaliste, son monde d’enfant sage, le malheur n’avait pas tâché ses traits, la douleur n’avait pas marqué sa peau, maintenant, le malheur et la douleur se rejoignent dans un ébat qui couvre l’entièreté de son être. Il est brisé, des cicatrices ornent son dos, son torse, la ligne de ses bras, des cicatrices signes qu’il ne s’est jamais vraiment défendu. Il fume, il se souvient des coups, il se souvient des brûlures dans le bas de son dos, il se souvient, c’est un fléau de se souvenir n’est-ce pas ? Une musique emplit la chambre, le client, l’amant, l’amour, il a touché à la radio, il a touché à la télé, ils chantent les paroles d’une chanson qu’Achille perçoit comme presque antique, la mélodie d’un violon, la voix d’un ténor, le goût de cet homme ne lui plaise pas, mais cette voix apaise tout de même son cœur brisé, son cœur taillé. Les heures passent, la musique change, le ciel change de couleurs, c’est ainsi que va le monde, c’est ainsi que va le temps. Le regard de l’homme plus vieux se raidit, se durcit, le regard d’Achille s’adoucit, ses yeux verts se baladent à travers la pièce, l’ambiance est froide, beaucoup trop. Un tissu se couche sur le dos du plus jeune, sur l’Apollon aux yeux verts, un sourire né sur ses lèvres, il n’est pas qu’une « pute », il n’est pas que l’attraction du mec à la cigarette, il est la naissance, il est l’amour, il est la douceur, Achille il est tout ça, il a toujours tout été. Il se lève, évitant les lèvres mentholées de son partenaire, il ne veut pas, il ne deviendra pas accro, il ne retombera pas dans cette dépendance, pas cette dépendance. Il recoiffe ses cheveux blonds, presque bruns, il se dirige vers la porte, la claque, il s’enfuit, lâche, ouais, il est lâche. Un t-shirt sur le dos il slalome entre les gens de la haute, il slalome dans la rue, il évite la foule, il a un regard crève-cœur. Le soir venu, il déambule, un fantôme pâle aux yeux verts émeraude. Il se raccroche à la lumière de cette lune traîtresse parfois rousse et parfois bleue.  La douleur de l’enfance est gravée sur ses traits enfantins et pourtant trop adulte, son regard est dur, intransigeant, il regarde ces hommes avec la maturité d’un sage, est-ce qu’il en a envie ? Non. Il ne veut pas, il ne veut pas réfléchir, il ne veut que de l’argent pour le moment, il veut oublier ce sentiment qui le ronge, et sans prévenir il se retrouve dans cette voiture noire, ornée de cuire, sentant le musc, il reconnaîtrait cette odeur entre mille. L’homme parle, il lui tire les cheveux, le regarde dans les yeux, Achille ne peut rien faire, ne peut rien dire, son ventre s’enflamme, son sourire se montre, ses lèvres tremblent et pourtant, il est solaire à cet instant précis, quand ses lèvres se crashent contre celles de l’autre, ses lèvres rosées se teinte vite d’un rouge précieux, d’un rouge aimant. Le traquenard ? Il ne le sent pas, il ne devrait pas le sentir, tout était parfait jusque-là, tout était doux, tout sauf traînant, tout va vite, et il se sent bien. Il ne comprend pas, le bruit de sirène de police au loin, il ne comprend rien jusqu’à ce que des menottes froides glissent sur ses poignets ; On l’accuse, l’homosexualité est une tare en Russie, l’homosexualité est une tare partout, pour beaucoup de gens. Il tremble, un jean sur ses jambes, ses bras attachés dans son dos, ce n’est pas drôle, ça ne sera jamais drôle. Achille comprend, Achille se tend. Il regarde le grillage qui entoure la demeure de son amant, de son amour, il tremble presque, lui, il n’est pas assez puissant pour être épargner, il n’est que du bas peuple et il est prisonnier. 


     

    COUCOU LES GENS ! 

    Alors, voilà un O.S que j'ai écris pour le concours lancé par Naeri j'espère donc être à la hauteur avec ce petit One shot de 894 mots. 

    Des bisous sur vous, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. 


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    Il est là. Il regarde dans le vide, aspiré par un intérêt extrême pour ce qu'il regarde, parce qu'il fixe, inlassablement, comme si une chose le retenait là, comme si un diamant était caché dans cette maison. Dans la rue, les passants le regardent, se moque, ses poses des questions et pourquoi il est là ? Pourquoi est-ce qu'il semble être une statue de cire à la tête vide ? Il observe, il fixe, il attend, il semble fatigué, il a des cernes autour de ses yeux magnifiquement bleus, la pâleur maladive de sa peau est presque alarmante. Il est dans la rue Crémieux, en plein Paris, ces maisons parcourues de couleurs flamboyantes. Il attend, ses mains dans les poches de son pantalon de costume, son nœud de cravate est maladroitement fait, ses doigts sont crispés dans ses poches, il gratte le fond, maladivement. Dans sa tête se joue un concert, il ne veut pas craquer. Trop têtu, trop impulsif, beaucoup trop tout. Expressif, possessif, un brin fou. La folie, oui, elle fait partie entière de lui, il ne sait pas d'où elle sort, mais sa chemise tâchée de peinture montre son engouement, montre sa folie imaginative qu'il cache sous des airs trop sérieux. Les murs des maisons sont pâles, bleus, roses, jaunes et c'est comme s'il les avait peints. Mais il attend, inlassablement, se faisant parfois bousculer par des riverains inquiets. Les maisons semblent abritées des poupées, des maisons pour jouets, des maisons remplies de rêveries d'enfants en bas-âges, des maisons sans doutes qui emprisonnent des âmes terrorisée. Parce que tout paraît vide et lui paraît creux. Ses membres tremblent, le froid fait hérisser les cheveux sur son cou, ses cheveux sont blonds comme les blés, ses yeux océans finissent par regarder le sol, juste rapidement et ensuite, ils se reportent encore sur cette maison, la bleue, celle qui a l'air en vie, n'abritant pas de fantôme malfaisant. Parce qu'il y croit, ce jeune homme aux traits tirés. Les poches sous ses yeux sont immenses, ses cheveux sont courts, ses vêtements trop amples, ses yeux trop vides, ils sont presque dénués d'âme, ils semblent voir flous, alors que non, il fixe juste cette fenêtre. Pourquoi le fait-il ? Pourquoi est-il si stoïque ? Cette question tourne autour de sa tête comme une auréole d'ange. Ses yeux si bleus semblent si tristes, si désespérés, il a peur, mais peur de quoi ? Il est incertain, mais pourquoi ? Le pavé semble brillant, la pluie se déchaîne, elle est soudaine, elle est inattendue et lui, il attend, encore et encore. 


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